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« Sauvage », installation sonore

« Sauvage » est une installation artistique sonore, spontanée, éphémère et clandestine, à la façon d'un « graffe sonore ». Un petit boîtier audio, accroché haut — dans un arbre, le long d'un poteau, sous une corniche — qui réinjecte des sons au cœur de la ville. Légère, sans autorisation : comme un graff, mais pour les oreilles.

Ces appareils restent de quelques heures à quelques jours, font quelques pauses et s'éteignent automatiquement la nuit, avant d'être désinstallés.

L'idée est simple : créer une brèche. Un instant où le passant lève la tête, cherche la source, et sourit. Où la ville minérale laisse entrer un fragment de vivant.

Sauvage dans le quartier de La Madeleine, à Paris

J'ai entendu une cigale en plein La Looupe. J'ai regardé partout avant de comprendre. Magistral.

Magnifique ! Mon fils m'a demandé aujourd'hui "c'est quoi le bruit", j'ai bugué en lui disant que ça ressemblait à des cigales mais que c était pas possible ici .... Bravo très efficace 😅

Les sons

Pour exemples : des grillons, pour une démarche purement bucolique qui questionne la place de la faune dans nos villes. Des vagues, pour l'aspect étrange, presque déplacé, d'un son marin en plein béton. Ou encore des miaulements de chat, pour rappeler l'importance du son dans notre perception du monde — cette attention immédiate et cette compassion instinctive envers un animal qui pourrait avoir besoin de nous.

Voici l'une des œuvres maîtresses de cette installation :

Vous entendez le chant d'une cigale ? Ce n'est pas un hasard, c'est une installation d'art sonore nommée "Sauvage" : une invitation à questionner la place de la faune dans l'espace urbain, le réchauffement climatique, et la présence future d'une espèce d'insecte qui n'est pas (encore) de notre région.

L'artiste

Joseph Sardin est un artiste sonore en électron libre qui crée à ses propres conditions — sans attendre qu'on l'y invite, sans autorisation, sans vernissage. Il dépose ses installations sans avertissement, les laisse prendre place, et s'attend à ce que les badauds se chargent du reste : de la découverte à la promotion, en passant par l'usage.

Preneur de son, maker de ses propres installations, il est aussi fondateur de LaSonothèque.org, une bibliothèque de sons gratuits visitée par plus de 5 000 personnes chaque jour.

« Sauvage » est sa façon d'emmener ses prises de sons hors de l'écran — dans la rue, dans l'espace public, là où personne ne les attend. Une aventure menée en complicité avec Axeline Thiébaut.

Vidéo de la désinstallation d'un sauvage
Je désinstalle un Sauvage à Paris

Foire aux questions

Comment les passants réagissent-ils ?

Une partie des passants ne remarque rien. D'autres l'entendent, s'arrêtent une seconde, puis reprennent leur chemin sans chercher plus loin. Certains, plus curieux, s'approchent, lèvent la tête, cherchent d'où ça vient — c'est souvent là que la magie opère. Et puis, très rares : ceux qui scannent le QR code et arrivent jusqu'ici, pour découvrir la démarche. À vous de deviner dans quelle catégorie vous vous trouvez !

Où et quand profiter de cette installation ?

Comme il s'agit d'une œuvre tout aussi "sauvage" que son nom, peu d'installations seront annoncées en amont. Mais je peux vous dire qu'elle a déjà été plusieurs fois installée à Paris (dans le quartier de La Madeleine et sur la Place du Châtelet), ainsi que dans ma ville de La Loupe (28). Et comme je dévoilerai une publication ou une story sur Instagram, suivez-moi !

Journaliste, puis-je publier un article ?

Oui, bien sûr. Je ne démarche pas les journalistes — c'est un choix délibéré. Si « Sauvage » finit dans la presse, c'est parce que des habitants l'ont repéré, photographié, partagé, et que l'information a voyagé d'elle-même. C'est ça aussi, le sens de l'œuvre. Cela dit, vous pouvez me contacter et reprendre librement les photos et vidéos présentes sur cette page — elles sont libres de droits.

Combien de temps ça va rester ?

De quelques heures à quelques jours — selon la météo, la batterie, et l'humeur de l'artiste. Si vous lisez ceci, je l'ai peut-être déjà démonté.

Est-ce que c'est légal ?

Non — et c'est assumé. Comme un graff, l'installation est posée sans autorisation, dans l'espace public. Cependant, la mienne ne laisse aucune trace, ne dégrade rien : l'appareil n'est jamais fixé solidement, s'éteint automatiquement la nuit pour ne déranger personne, et je le désinstalle moi-même rapidement. Et puis, les Invaders, les œuvres de Banksy et d'autres — illégaux en leur temps — finissent souvent par faire le charme des villes qui les ont accueillis.

Une question ? Une envie de collaborer ?

Si cette installation vous a surpris, touché, ou si vous souhaitez accueillir « Sauvage » dans votre ville, votre festival, votre événement — contactez-moi.

Commentaires


Une cigale en ville, ça semble impossible. Et cette question qui reste : et si c'était vrai dans 20 ans ?

Le concept de graffe sonore est vraiment pertinent. On lève la tête, on sourit, on repart autrement.

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- Joseph SARDIN - Fondateur et Sonothécaire de BigSoundBank.com et LaSonotheque.org - Contact